Projections

En ce moment, autour de moi, tout le monde commence à bien se projeter : future spé, future ville, future vie là où il sera (d’ailleurs c’est quoi cet engouement généralisé pour Bordeaux ??)

Tout le monde ? Non ; car un petit village résiste encore et toujours à l’envahisseur…

Bref.

Je n’arrive absolument pas à me projeter au delà du mois de septembre ; l’ECN, ça va, l’été, en vacances ou en stage, ça va, mais à partir de fin septembre : black out. Nada. Le gros trou noir, ma vie s’arrête en imagination début octobre.

Pourtant ça y est, je me suis fixée sur la spécialité que je veux plus tard, celle que je rêverais d’avoir : si tout va bien, je finirai réanimatrice. Mais alors comment ? Anesthésie réanimation, spécialité médicale ? Aucune idée.

La ville, ça devient encore plus drôle ; partir, rester ? Je n’ai pas de vraie préférence, juste certaines villes où je n’ai pas envie d’aller. Je ne sais pas non plus où ce serait le mieux pour ma spé. Et je ne me projette pas du tout, du tout, dans les changement de lieu de stage/ville tous les 6 mois, dans le fait de devoir chercher un appartement, déménager, voir avec le Nhôm comment organiser tout ça avec ses choix à lui…

Et pourtant, j’arrive à me projeter plus loin parfois, à me voir médecin, posée. Mais là, impossible.

Ca ne me stressait pas vraiment jusqu’à ce qu’on s’en étonne autour de moi. Un peu plus maintenant. Mais bon. On verra bien en Juin déjà!

Et vous, amis D4, vous vous projetez ?

 

PS: j’en profite pour jeter un appel, quelle ville pour anesth-réa, tendance réa ? 🙂

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2015

Ca y est, une nouvelle année commence ; bonne année à tous!

Pour moi, c’est aussi la 1ère crève de l’année qui commence ; bon d’cacord je suis mauvaise langue, ça menaçait de me tomber dessus depuis le 31 ; comme quoi il n’y a pas de gros changement ni de baguette magique entre deux années.

2015, pour moi, c’est aussi l’année de mon concours ; le grand, le gros, le méchant qui fait peur, bref le mal nommé ECN.

Et étrangement, je commence à stresser. C’est un peu débile hein, mais du coup ça m’inquiète encore plus ; parce que je n’ai jamais vraiment stressé pour ce concours jusqu’ici, que je me suis toujours dit que tout se passerait bien. Que je me suis toujours reposée sur mes anciens résultats, de P1 ou d’avant, en me disant que ça se passerait pareil. En omettant soigneusement que depuis je n’ai pas passé une seule année sans rattrapages.

Mais 2015 est là, et il ne faut plus se leurrer : là tout de suite, je ne suis absolument pas au niveau ; et même si je sais qu’il me reste du temps pour me préparer, je sais qu’il en reste pour tout le monde, et qu’actuellement je suis peut-être la moins forte de mes amis, et juste dans la moyenne dans ma fac ou aux concours blancs. Que maintenant il est peut-être temps de s’en rendre compte. Et de se mettre à bosser vraiment, accessoirement, au lieu de glandouiller chez moi.

C’est rigolo parce que le stress du concours, c’est un peu un tabou dans mon groupe d’ami ; pas un tabou à la façon de « celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom », mais quelque chose dont on se moque tout le temps, comme si ça ne pouvait pas nous atteindre ; bon il semblerait que ça commence quand même pour moi.

Alors qu’en stage, en écoutant mes chefs ou mes internes, on est sensés être tous hypers stressés en D4 ; la meilleure phrase de 2014 restant quand même « alors, tu as réussi à ne pas travailler pour Noel? » (Yep, et aussi toute la semaine, enfoiré). 

J’ai un peu peur de décevoir aussi ; comme mes chefs chéris de réa, qui m’ont tous dit qu’ils ne se faisaient pas de souci pour moi pour l’ECN ; alors que j’ai l’impression de très bien réussir à faire illusion en stage, sans vraiment avoir les connaissances véritables nécessaires pour le concours. Au final, ça aussi ça participe à me stresser un peu.

Alors voilà, 2015 commence, et je commence à stresser ; il n’y a plus qu’à espérer que ça me permette de me mettre bien sérieusement au travail 🙂

 

Et puis bon, un point positif quand même : 2015, c’est aussi l’année avec le plus de vacances depuis un bon bout de temps!

 

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Ca va

 

Ca faisait longtemps que je n’avais pas posté ; ben voilà, je suis vivante, je vais bien! Et vous ?

C’est une question intéressante ça, de demander comment ça va ; en P1, on nous avait appris que c’était un pas vers l’autre, un peu une intrusion parfois, mais souvent juste une habitude parlée sans réponse attendue. Et surtout, que sa réponse marquait le degré d’intimité entre deux personnes : « oui ça va » quand on n’a pas envie de détailler, même si c’est faux, ou pour ne pas trop s’ouvrir à des gens qui s’en fichent ; dire « non », c’est une marque de confiance et d’ouverture vers ses vulnérabilités.

J’ai croisé il y a peu un nouveau patient, M. D. ; M. D. est sénégalais, et il a une manière un peu particulière de dire bonjour ; enfin particulière pour moi, mais pas chez lui.

Chez lui, on ne se contente pas d’un « ça va »; c’est « ça va? La famille, ça va? La maison, ça va? Et la santé, ça va?ect », ce qui peut prendre un temps certain. Et ne pas dire tout ça, c’est vraiment considéré comme malpoli ; parce que c’est un signe qu’on ne s’intéresse pas vraiment à l’autre, et ça ne se fait pas.

Je trouve ça assez intéressant comme approche ; après tout, quand ça ne va pas, il est beaucoup plus difficile de l’esquiver face à des questions multiples, que face à une question rapide en passant. Je pense que ça peut plus créer de lien entre les gens, et avoir de vrais effets bénéfiques de dire bonjour comme ça (même si ça risque d’être surprenant au début).

Au final, c’est un peu la même chose qu’on fait en médecine : on ne se contente pas d’un « oui ça va, c’est normal », on creuse toujours. Tous les jours, sur tous les sujets, on s’intéresse. Et on trouve.

Pour quelqu’un qui consulte pour fatigue:

– Et le transit ça va ?

– Oui ça va 

– Pas de diarrhées, de constipation?

– Non non

– Pas de sang dans les selles?

– Oh bah un petit peu de sang parfois mais ça ne me dérange pas

Bingo.

Fatigue, toujours :

– Et vous dormez bien ?

– Oui oui

– Pas de stress, pas d’insomnies, de réveils, de sueurs nocturnes?

– Ah ben si, 3 ou 4 par nuit mais depuis longtemps

Re bingo.

Ca ne nous servira pas toujours ; parfois on trouve des choses sans importance ; mais on ne peut pas savoir sans avoir posé la question, vraiment, et pas juste en passant. Et avec ses amis comme avec ses patients, ça peut aussi être vraiment important.

Sinon moi, ça va!

 

 

 

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Externe

Il n’y a pas longtemps, j’ai voulu participer à une réunion de consommateur (arrondir les fins de mois, tout ça…) ; dans le questionnaire, on me demandait mon statut : étudiante ? Salariée ? Avais-je un job d’appoint ?… Croyez le ou non, ce n’est pas si facile d’y répondre quand on est externe…

Mon rôle d’externe à l’hôpital peut être difficile à percevoir  ; étudiante, salariée, un peu des deux dans un mélange étrange, je ne sais jamais comment bien répondre quand on me demande mon statut. Après tout, je suis bien payée, mais dans le cadre de mes études, et pas au tarif d’un job (1). Et puis j’étudie, mais pas que. Difficile à percevoir, oui…

Mais en fait, mon rôle à moi, qu’est ce que c’est ?

Pour commencer, on peut dire je suis à l’hôpital en stage tous les matins. Tous les jours ? Oui, tous les jours. Toute l’année ? Oui, toute l’année, avec 7 semaines de congés à poser. Et que le matin ? Non, pas que ; certains soirs et nuits aussi, quand je suis de garde. Et toujours au même endroit? Non, pas toujours, je change de stage tous les 3 mois, vous ne me reverrez pas forcément au même endroit.

Je commence le matin comme vous, entre 7h et 9h selon les stages, pour finir entre 12h et 14h ; il n’y a pas de durée de travail définie pour une matinée, cela s’échelonne de 9h-12h à 7h-14h selon le stage.

Et mon rôle? Ah mon rôle…

Je serais sûrement une des premières personnes de l’équipe médicale que vous verrez dans un service, avec les infirmières. Je serais celle qui fera votre entrée, c’est à dire celle qui vous interrogera, vous examinera en premier, fera les premières hypothèses diagnostiques et une jolie observation d’entrée que je montrerais à l’interne ou au médecin senior avant qu’il ne vienne vous voir , afin qu’il sache déjà pourquoi vous êtes la. Vous voyez, souvent la démarche de soin commencera par moi.

Je serais aussi probablement celle que vous verrez le plus de l’équipe médicale (mais pas de l’équipe paramédicale, IDE et AS étant bien les plus présentes) ; mais je n’ai pas de mérite, n’étant en charge que de 2 à 6 patients quand l’interne et le chef sont en charge de tous. C’est moi qui remplirais votre pancarte d’hospitalisation, de façon plus ou moins quotidienne selon le service, avec vos résultats d’examens, votre évaluation clinique, mes observations même parfois.

Mon premier rôle est médical donc ; mais je serais aussi probablement celle qui tapera votre compte rendu de sortie et vos ordonnances, celle qui négociera vos examens d’imagerie avec les radiologues, celle qui remplira vos arrêts de travail et vos bons de transport. Un peu de secrétariat donc.

À mes heures, je serais aussi votre brancardière, pour vous emmener en examen, en salle d’opération, ou n’importe où ailleurs dans l’hôpital, quand vous ne pourrez pas vous déplacer et qu’il n’y aura pas de brancardier disponible. Vous me pardonnerez mes embardées, ce n’est pas mon métier et j’ai parfois du mal à contrôler ces lits et fauteuils dans lesquels nous vous plaçons.

J’aurais aussi un rôle technique selon les services : c’est moi qui vous ferais certains gestes dits médicaux. Quel que soit le service, c’est moi qui ferais votre ECG d’entrée ; selon votre pathologie, c’est moi qui pourrais réaliser votre gaz du sang, votre ponction lombaire, vos infiltrations ; c’est moi qui pourrais être amenée à vous poser une sonde urinaire, à évacuer votre épanchement pleural, à faire votre échographie.

Dans certains services, c’est moi qui assurerais les consultations ; oui, celles ou vous venez voir un médecin hospitalier. C’est moi qui vous interrogerais, vous poserais des questions concernant votre motif de consultation, et ferais les premières conclusion; puis le médecin arrivera, lira ce que j’aurais tapé, complétera par une ou deux questions et vous examinera avec moi avant de vous donner le diagnostic et de me dicter vos ordonnances.

Aux urgences, c’est souvent moi que vous verrez en premier après l’infirmière de tri ; parfois même, je serais la seule que vous verrez. Si c’est le cas soyez rassurés, c’est que votre cas n’est pas grave. NoSuperDoc l’explique très bien ici, les médecins seniors voient eux en priorité les cas graves et les vraies urgences (non, le rhume n’en est pas une). Je vous verrais, vous examinerais et vous interrogerais, puis rapporterais ce que j’ai vu à mon médecin référent, prescrirais en accord avec lui vos examens complémentaires si besoin, les interpréterais et ferais votre ordonnance de sortie. Si vous avez besoin d’une suture, c’est moi qui la réaliserais, seule ; et non, ni l’interne ni le chef ne se déplaceront en urgence pour une simple suture, même si vous êtes grand chef chez vous. Et puis, il faut le dire, ils ont moins l’habitude d’en faire à leur niveau.

En chirurgie, au bloc opératoire, je serais aussi présente comme aide du chirurgien ; mon rôle sera médiocre, limité à maintenir certains instruments, ou pourra être plus important ; ainsi parfois ce sera moi qui réaliserais certaines sutures et gestes simples, ou qui instrumenterais (= donnerais les outils au chirurgiens) en l’absence de l’instrumentiste. Mais ne vous inquiétez pas, ce ne sera jamais moi qui vous opérerais seule.

En gynécologie, je pourrais assister à votre accouchement avec votre accord, voir même y participer, avec vous et la sage-femme, lors d’un accouchement dit « à 4 mains » ; je serais aussi l’étudiante qui vous examinera avant votre travail, voire celle qui tentera de vous rassurer quand vous aurez peur, du mieux que je pourrais.

Je pourrais peut-être vous croiser en SAMU, mais vous ne me reconnaîtrez pas dans ma tenue blanche ; examen médical le plus rapide possible, prise des constantes, je me fondrais dans l’équipe avec le médecin, l’infirmier et l’ambulancier pour vous prendre en charge au mieux.

Je serais parfois présente aux consultations avec votre médecin généralistes, si celui-ci accepte de m’accueillir chez lui ; vous me verrez alors assister à la consultation, avec votre accord, et ensuite les mener, toujours avec votre médecin à mes côtés, près à rattraper mes éventuelles erreurs ; après tout ne l’oubliez pas, je suis toujours étudiante.

Vous me verrez aussi la nuit : que ce soit aux urgences, dans les services, au SAMU ou au bloc, pour assurer les gardes de nuit. J’aurais sûrement la tête ébouriffée par le manque de sommeil, soyez indulgent quand je remplirais mon rôle avec vous, le même qu’en journée, mais bien plus fatiguée.

Voilà, mon rôle à l’hôpital et ailleurs comme externe, salariée et étudiante hospitalière, c’est un peu tout ça. Un peu plus parfois, un peu moins d’autres, je n’ai pas encore vu tout l’éventail des pratiques en deux ans d’externat.

Et l’après midi alors ? Oui, l’après midi, où disparaissons nous, nous les externes, tels des Cendrillons quand sonne minuit ?

Eh bien, nous partons encore travailler. Mais pas comme salariés cette fois ; nous partons en cours, quand il y en a, de 14hà 18h, ou le reste du temps à la bibliothèque jusqu’au soir. Pour de vrai, tous les jours ? Pour de vrai, presque. Même les weekends ? Même les samedis, les dimanches, ça dépend pour qui.

L’après midi, nous partons travailler nos cours, dans l’optique de l’ECN, ce grand concours anciennement nommé l’internat, dont vous avez plus ou moins entendu parler ; celui qui nous classera du premier au dernier, dans l’ordre pour choisir notre spécialité ; celui qui décidera de nos vies en somme ; belle motivation pour travailler non ?

Mais pas que ; nous travaillons aussi pour acquérir les connaissances nécessaires à notre métier ; car tout ce que nous pouvons faire à l’hôpital le matin, toutes nos questions, nos examens cliniques, nos interprétations d’examens, nous pouvons les faire car nous les avons appris, car nous continuons d’apprendre pour vous prendre en charge au mieux. Sans ces connaissances, nous n’aurions pas ce rôle à l’hôpital. Et sans celles qu’on continue d’acquérir l’après midi, nous ne deviendrions pas médecins.

 

Voilà ce que c’est au final, être externe ; travailler un peu déjà, apprendre encore, toujours. Et bien mélanger tout ça.

 

(1) Pour votre culture personnelle : chez moi c’est environ 100 euros par mois en 4ème année, 200 en 5ème et 250 en 6ème ; et la garde est payée 20 euros, généralement de 18h à 8h le lendemain.

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Burn out

Aujourd’hui, j’ai discuté avec une amie ; une amie qui m’a demandé pourquoi, lors qu’elle n’allait pas très bien, je n’avais pas su être là pour elle à l’automne dernier. Et je n’ai pas trop su quoi lui répondre.

A l’automne dernier, j’ai fait ce qu’on peut appeler un mini burn out.

Je me levais le matin en pleurant de temps en temps, le ventre souvent tordu à l’idée des journées qui m’attendait. Pourtant j’avais un bon stage, que j’aimais bien, je travaillais avec des amis ; je ne comprenais pas.

Et puis un vendredi j’ai craqué ; j’ai passé la journée et celle d’après à pleurer et vider mes paquets de mouchoirs, me disant que ma vie était nulle, que je n’étais pas faite pour ça, que je n’avais aucune vie d’ailleurs, que mes amis m’appréciaient uniquement comme faire valoir et fille un peu débile du groupe, que mon copain restait avec moi faute de mieux sans que je le mérite, que de toute façon je n’arrivais même plus à les voir, ni eux ni ma famille. Je me suis même demandé si ça valait la peine de continuer cette vie là.

Bref ; on peut dire que je n’allais pas bien. Il fallait que je me décide : aller mieux, ou arrêter.

Mon copain a débarqué ; il m’a aidé, pas forcément de la manière dont j’aurais voulu, mais il l’a fait parfaitement. Et je suis allée mieux ; doucement. J’ai même fini mon trimestre bien dans ma peau et dans ma vie.

De tous mes amis, je crois qu’aucun n’est au courant de cet épisode ; et comme cette amie qui a traversé presque la même chose au même moment, plusieurs ont pu se demander pourquoi je n’étais pas là.

Je me demande parfois combien nous sommes, nous externes, sensés être sans responsabilités donc sans poids sur nos épaules, à avoir expérimenté ça, et à ne pas en avoir parlé ; stupide orgueil comme quoi ça ne peut pas arriver.

 

Et je me demande ce qu’on pourrait y faire…

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L’arbre du toucher

Bon ; ça fait un peu très très longtemps que je n’ai pas posté.

Et puis j’avoue, je suis un peu à une semaine de mes partiels, donc je n’ai pas le temps en ce moment.

En plus, c’est le printemps, donc bon, voilà quoi.

MAIS justement, c’est les pré-partiels ; donc je glandouille sur Twitter ; donc je vois les discussions sur la pertinence ou non de divers touchers, qu’ils soient vaginaux, rectaux, ou autre, et la violence de certains propos les qualifiant tous de « viols ».

Ce qui, d’un, ne manque pas de m’interpeller en tant qu’externe (comme le fait fait qu’on nous considère tous semblables dans notre attitude face à la chose… autre question), de deux, de m’interpeller en tant qu’amoureuse du sens des mots, et de trois … ben c’est les révisions ; l’esprit divague sur les sujets qui l’intéresse.

Je vous présente l’arbre décisionnel du TR or not TR.

TR or not TR

Copyright BU non productive.

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L’idée et la réalisation

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais pour moi il y a toujours un pas, voire un gouffre immense et insondable, entre mes idées et ce que j’imagine, et la vie en vrai. Non, ce post n’a aucun rapport avec la médecine (bien qu’y étant aussi applicable). Dans l’idée il ne devrait y avoir que des posts médicaux, mais en fait… non.

Dans l’idée, se rouler dans l’herbe comme une gosse, paresser dans les pâquerettes, j’adore. Dans la vraie vie, l’herbe ça gratte, c’est mouillé et c’est plein de bêtes.

Dans l’idée, paresser au soleil sur un transat c’est super ; dans la vraie vie, en 3min j’en ai marre et il faut bouger ; mais de toute façon le soleil c’est mauvais pour la peau (surtout la mienne et celle des écrevisses).

L’idée, c’est aussi de se blottir contre le Nhom quelques minutes heures sans bouger ; la vraie vie, c’est que je ne suis pas du tout la seule à avoir la bougeotte.

L’idée, c’est de prendre mon temps pour réaliser les recettes que je veux ; la réalisation, c’est que les-dites recettes me saoulent et ne sont jamais suivies (ce qui n’est pas plus mal).

 

L’idée, c’est de travailler parce que c’est super intéressant et de réussir l’externat ; la vraie vie… ben c’est pas encore ça.

Mais j’y travaille encore ; dans l’idée.

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